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L'Ancien candidat aux dernières élections législatives 2016 dans la circonscription du 6eme Arrondissement de Bangui et Homme d'Affaire Centrafricain se livre à coeur ouvert au miro de SANGO TI KODRO, suivez le...

 

SANGO TI KODRelvis bindalaO : Bonjour Monsieur Elvis BINDALA
ELVIS BINDALA : Bonjour Mr le Journaliste

STK : Je vous remercie d’avoir répondu à notre appel et accepter cet entretien.
Nous rappelons aux lecteurs que lors des dernières élections présidentielles et législatives, vous aviez été candidat dans le 6eme arrondissement de Bangui. Lors de votre compagne aux élections législatives, vous vous êtes accentué sur le secteur  des petites et moyennes entreprises (PME) et petites et moyennes industries (PMI).
La triste réalité est que les centrafricains négligent ces deux secteurs et s'adonnent à des activités saturées ; notamment les boutiques, les gargotes, les snacks, les salons de coiffure… Envisagez-vous toujours réaliser vos promesses malgré que vous n’ayez pas été élu ?

 
Elvis Bindala :  Un bon citoyen est celui qui met toute sa force au service de son pays quelque soit la conjoncture.
    Certes que je n’ai pas été élu mais cela n’exclu pas la réalisation  des projets que j’ai pour cet arrondissement… J’avais promis à la population du 6ème arrondissement de Bangui un bon nombre d'activités dans le domaine des PME et PMI à savoir  : la création de fermes agricoles, l'installation des garages automobiles, la création des gares de taxi et Bus, la création des poulaillers…
    Je suis revenu en France primo pour des raisons professionnelles et familiales ;  et secondo, renégocier avec les partenaires qui m’ont soutenu pendant ses dernières élections afin de soutenir la réalisation et la mise en oeuvre de ses différents projets. Ces démarches de négociation que j'entretienne sont perçues par certains comme du pain sur la planche, vu la situation politique et sécuritaire du pays qui n'encourage vraiment pas les investisseurs, mais je ne baisserais pas le bras afin d'apporter ma pierre à la construction de l'édifice et au développement de mon pays.    

    

STK  :  C'est quand même curieux, les Centrafricains sont habitués aux petites activités de commerce, avez vous les moyens de les soutenir dans les activités des PMI ? Pourquoi insistez vous sur ce secteur ?
    
Elvis Bindala  : Mes partenaires et moi avons un projet capital, celui de mettre sur pied une institution financière que je me réserve de donner plus de détails dessus avant la mise au point du partenariat; Elle aura partiellement l’objectif d'octroyer des crédits à ceux ou celles qui envisageraient exercer des activités génératrices de revenu dans ce secteur.                       
En effet, j'insiste parceque en ayant vécu des années à l'extérieur, je veux voir les Centrafricains productifs comme les autres, au lieu de les voir cantonnés dans les petits commerces qui sont, au fond, des activités certes utiles, mais spéculatives.

 

STK  : Vous venez de souligner un point très pertinent ; celui des fermes agricoles en particulier et de l’agriculture en général. Depuis des années, l’agriculture centrafricaine a quasiment été inexistant. Le tonnage des produits d’exportations est stagnant. Notre agriculture est sous-mécanisée. Nous aimerions savoir si vous avez un remède approprié pour résoudre ces problèmes, les problèmes que rencontre notre agriculture comme vous êtes un spécialiste du domaine.

Elvis Bindala :  Rire… je ne suis même pas du domaine, c’est juste un secteur qui me tient vraiment à cœur. Il est la clé de l’économie de beaucoup de pays.
    Vous avez raison, notre agriculture a connu une stagnations criarde, et la cause est la régression de nos productions agricoles notamment des produits d’exportations : le café, le coton, le tabac…
    L’agriculture reste la clé de l’économie dans le monde, elle est l’un des leviers les plus puissants sur lequel il faut s'appuyer pour mettre fin à l’extrême pauvreté.
     Pour un pays pauvre très endetté comme le notre,  nous devons beaucoup cultiver. Nous avons une terre riche, exploitons cette terre en créant des primes aux plantations nouvelles, des primes à l’arrachage, des primes à la régénération, etc. Et je profite de cette occasion pour demander aux Centrafricains de faire de l’agriculture et de planter sans cesse, non seulement pour des raisons vivrières mais aussi pour la préservation de l'environnement et une santé écologique. Ils ont des terres, Nous avons des terres... Bientôt un instrument de crédit va être mis à notre disposition pour travailler davantage nos terres.

 

STK  : Monsieur, on se demande souvent si la Centrafrique peut un jour passer d’une société de consommateurs à une société de producteurs. L’habillement, les chaises, les meubles, tout est importé. Sur le plan local, il n’y a pas encore la confiance, je dirais, de consommer centrafricains.

 Elvis Bindala  : Voilà Monsieur le journaliste ; c’est un problème effectivement pour nous. Je pense que dans ce domaine, il y’a une phrase que l’on devra faire passer : "Produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons". Pour consommer Centrafricain, il faut d'abord produire Centrafricain.
Dommage, mes compatriotes n’aiment pas produire un "Made In Centrafrica" pour parler de consommer Centrafricains, ces derniers préfèrent des produits importés.
    Nous sommes Centrafricains, nous devons être fiers de manger ce que nous produisons, d’utiliser ce que nous fabriquons et je nous exhorte à aller dans cette dynamique…Vous retrouverez le même esprit un peu partout : Nous avons des petites entreprises, des menuiseries, et nous dépensons des sommes fortes pour importer des mobiliers, alors que nous pourrions acheter du mobilier de bois excellent. Je dois dire qu’il n’est même pas exclu que le mobilier en bois que nous importons soit fait avec le bois acheté chez nous, que nous avons vendu à l’état de grumes. Ceci fait partie des transactions. Mais je dis que les Centrafricains doivent prendre conscience de cette réalité.
STK  : Qu'est-ce que pensez-vous du départ des Sangaris ?

 

Elvis Bindala  : La Centrafrique se remet lentement mais sûrement de ses blessures liées à une crise particulièrement violente. Aujourd’hui, les communautés civiles réapprennent à vivre ensemble, c’est important de le dire. La crise avait créé une confusion entre les communautés et les groupes armés. En communiquant avec les uns et les autres, les communautés ont pris conscience qu’il s’agissait d’une crise politique mais qu’on voulait y associer une coloration confessionnelle pour créer un rideau de fumée. La véritable raison de la crise, c’est la course effrénée au pouvoir.Pour ma part le départ de la sangaris est très tôt parceque le pays n'es pas totalement sécurisé vous avez vue comment les partisans de monsieur bozize ( les balaka )sont à la manœuvre ils continuent d'assassiner les paisibles citoyens qui demande que la paix.                

 

STK : Avez-vous confiance à la Minusca ?

Elvis Bindala  : Il faut remercier la communauté internationale, notamment la mission des Nations unies pour la République Centrafricaine qui a fait un travail remarquable mais diversement apprécié pour apaiser les passions qui avaient produit beaucoup de violencesOui j'ai confiance à la minusca si elle se met réellement au travail car elle a une mission à remplir Le president Touadera doit s'inspirer des erreurs de ces prédécesseurs pour ne pas replonger le pays dans le chaos en favorisant ces amis ,parents ,et connaissance à certains postes et c'est le même schéma qui se répète aujourd'hui avec son cabinet ,le gouvernement en particulier son premier ministre qui est incompétent et je déplore le comportement de monsieur Touadera car le verbe manger est entrain de se mettre en place.                               

 

STK : Les Populations Centrafricaines très mécontentes, parce que leurs conditions de vie sont très, très déplorables (dans la brousse, dans les Leadjer, ...) le Gouvernement ne peut rien faire vraiment ?

Elvis Bindala : Le Vice Secrétaire Général de l'O.N.U. et le Président de la République doivent être sincères avec le Peuple Centrafricain ! Car les Populations Centrafricaines, dont leur majorité, vit dans une extrême précarité et pauvreté ! Ayant tout perdu dans leurs courses poursuites par les Mercenaires de Séléka, qui ont pillé le peu qu'elles ont, leurs maisons incendiés avec les personnes enfermées à l'intérieur ! Il faut courir vite se cacher dans la brousse ou regagner les Camps de Réfugiés, les Eglises, les Ecoles et les Leadgers pour ne pas subir des atrocités, mais de fois on leurs tire dessus en toutes violations des Droits Humains ! Redéfinir les missions de MINUSCA avec d'autres Résolutions du Conseil de Sécurité afin de protéger les Populations réellement et la MINUSCA de s'interposer en "Amont" et non après que les massacres soient commises !        

 

STK  :  A vous entendre, semblerait il qu'au 1er tour des élections présidentielles, lors de vos compagnes, vous aviez en corps et âme soutenu le candidat Anicet Georges Dologuele ?                  
Elvis Bindala  :  Oui effectivement je l'avais soutenu parceque je voyais en lui l'homme de la situation. 

      
STK  :  Mais pourquoi ce revirement de situation, pourquoi l'avez vous abandonné ?              Elvis Bindala  :  Je n'ai pas abandonné le Président Dologuele, je defend le président Touadera parcequ'il a été élu et nous devons suivre la voix du peuple qui est la voix de Dieu et laisser du Temps à la nouvelle équipe afin d'exécuter son programme et s'unir pour le développement du peuple.


STK  :  Quelle note sur 10 donnerez vous au président Touadera ?
Elvis Bindala  :  Rire, en bon professeur je lui donnerais 8/10


STK  :  Quel est votre mot de fin ?
Elvis Bindala  :  Je dirais aux Centrafricains, que par ces temps difficiles, de garder de l'espoir car le meilleur reste à venir, je demande également à ceux qui quittent la Fonction Publique pour la retraite ou autres raisons, à ceux qui sont victimes de certaines pressions sociales, aux chômeurs, de se reconvertir dans l’agriculture. Les moyens seront là. Exploitons nos terres pour que le Centrafrique devienne le grenier de l’Afrique Centrale.
    Pour clore; comme je viens de souligner ci-dessus, avec l’aide de mes partenaires, je réaliserai toutes mes promesses.


STK  :  Je vous remercie et bonne chance dans vos projets
Elvis Bindala  :  Merci Monsieur le Journaliste

Tag(s) : #Interview, #OPINION

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