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RCA : CENTRAFRIQUE CRISE ET RENOUVEAU

   Depuis un moment, nous avons commencé à nous essayer à un exercice périlleux: celui d'oser la parole dans les arcanes du bois sacré, exercice réservé aux initiés . Mais nous y sommes encouragés par cet adage commun qui stipule qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. "Aléa jacta est" le dé est jeté, disaient les romains de la Rome antique. Nous devons ensemble réussir, sinon nous allons tous mourir comme des idiots en compromettant l'avenir de notre pays.

    Déjà le 21 novembre passé, nous postions ceci sur notre page facebook : "Quand le monde connait une crise, les cartes sont redistribuées et à chacun de saisir sa carte pour oser le succès." Et nous pouvons affirmer que cette idée est bien valable et d'actualité pour le peuple Centrafricain, plongé dans une crise depuis les indépendances avec un pic en 2013 jusqu'à nos jours. Comme on le dit souvent, après la pluie, le beau temps. Est ce aussi possible pour la RCA dont les indicateurs qualitatifs et quantitatifs sont remis à zéro par les bandes armées et l'inconscience de certains de ces fils? La réponse est sans équivoque OUI. Tout est possible car en chinois le mot crise veut dire opportunité.

     Donc la crise actuelle que nous déplorons tous à cause de ses conséquences dramatiques, est une opportunité pour remettre le pays sur les rails en "créant et en faisant vivre un centrafricain nouveau et une nation nouvelle et prospère.

   1. CONSTANT : Depuis un moment, la chanson est connue de tous, et nos oreilles en sont bassinés : " avant c'était plus facile. Maintenant, c'est la crise". Oui, cette idée n'est pas nouvelle. Tous ceux qui ont réussi aujourd'hui l'ont entendu plusieurs fois auparavant. Devra t-on s'alarmer quand il y a une crise? Oui car toute crise conduit à un changement de l'ordre préétabli, entraînant l'instabilité et la désorganisation des structures de la société. Cependant, la crise a ceci de positif car permettant un nouveau départ, une nouvelle organisation et l'apparition de nouvelles opportunités. Les énergies et les possibilités sont alors recapitalisées. Les grandes nations qui dirigent le monde aujourd'hui sont passées par des crises de tous genres. Mais ces nations n'ont pas croisé les bras pour que la manne leur tombe du ciel. Elles ont cravaché dur pour réécrire autrement leur histoire.

     2. LE CENTRAFRICAIN DE LA CRISE : Aujourd'hui, la crise excuse plus d'un même ceux qui n'ont jamais pris l'habitude de gagner leur pain à la sueur de leur front. Même si tous, nous sommes d'accord que la crise a nivelé les fondements structurels de la nation et que les opportunités ont été anéanties et que les conditions sécuritaires restent préoccupantes, il faut  cependant VIVRE et faire VIVRE la nation. C'est un impératif catégorique. En dehors de certains qui  attendent toujours que la magie opère, d'autres espèrent sans coup férir que la manne  de Bruxelles tombe comme par enchantement dans leur besaces... Si c'est seulement ça, ils risquent de voir passivement minuit à leur porte.

    Il faut noter que la crise a aussi donné naissance à une classe de politiciens véreux et versatiles. Ces derniers n'ont pas déposé leur valise en politique par conviction mais  par intérêt répondant ainsi a leur besoin primaire. On ne peut pas développer un pays avec ces soit disant politiciens saisonniers qui survivent souvent grâce au griotisme de certains avatars, fruits de la crise. Au moment où nous développons l'économie de la guerre fratricide et de la pauvreté, certains étrangers, eux, en dépit de la situation sécuritaire, s'enrichissent en gardant le monopole de notre économie. Pourquoi réussissent ils mieux ? Sont ils plus intelligent que nous? Non! Ils ont plus le goût du risque et de l'entreprenariat que nous.  Du moment où nous prenons les routes de l'exode, ces audacieux arrivent pour développer une économie de crise et s'enrichir au prix du sang. D'ailleurs, ils s'en sortent mieux. Nous devons retenir qu'aucun pays ne s'est développé en comptant sur les aides, ni les dettes qui ne sont que de l'usure. Il faut oser l'avenir, la réussite et le développement en se mettant au travail. Il faut créer, faire du nouveau (poésis). Comment peut-on "créer" un Centrafricain nouveau et une terre nouvelle prospère et habitable par tous si les conditions ne sont pas réunies? Qui dois créer les conditions de ce renouveau ?

    2.ET LE GOUVERNEMENT DE LA CRISE :  Nous savons tous que le gouvernement actuel est à la tâche et fait beaucoup pour le relèvement de la nation. N'ayant pas hérité d'un bâton magique pour résoudre tous les problèmes en un temps record, le président se bat pour impulser une nouvelle dynamique. Il serait alors méchant et faire preuve de mauvaise foi que de ne pas reconnaître les efforts jusque là consentis. Cependant, pour que le train du renouveau atteigne sa vitesse de croisière, le  conducteur et les membres de son équipage doivent impérativement s'activer à :

     Rétablir la sécurité sur toute l'étendue du territoire Nationale. Sans la sécurité aucun renouveau n'est possible. Il faut alors prendre les taureaux par les cornes et faire imposer l'autorité de l'État à tous, soit par le dialogue à la base, soit en désarmant les groupes armées. Certains me diront avec  quels moyens? Il ne s'agit pas de moyens. Quand la volonté politique y est, alors les voies et moyens se laissent trouver. Promouvoir la réconciliation des cœurs meurtris. Quand le coeur est malade, le corps tombe dans l'inertie. Alors, la réconciliation, gage d'une paix durable est plus  qu'obligatoire. Attention, pas de réconciliation et dialogue envers et contre tous.  Il n'y à pas de renouveau sans la paix d'autant plus que la paix est l'autre nom du développement.

     Impulser la culture de l'excellence. La médiocrité ne doit plus être toléré ni envisagée en gouvernance dans le cas de notre pays. Ceci étant, l'exécutif, doit en donner l'exemple à travers la promotion des mérites. L'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Il faut alors débarquer les armateurs qui, au lieu de faire profil bas pour mieux apprendre, infestent la cour du roi et tirent vers le bas les efforts du renouveau. Le poisson pourrit toujours par la tête...

      Réactiver l'utilité de L'union sacrée qui a valu au pays la levée des fonds en promesse. Le Centrafrique nouveau ne doit pas être seulement l'oeuvre de quelques uns au détriment des autres. Personne ne doit être laisser de côté car l'avenir de  pays concerne tous ses enfants. Le centrafricain nouveau est possible, nous y croyons.

     Mettre et remettre l'homme centrafricain au centre de toutes les initiatives, décisions et programme de développement. Avec le concours de tous, le gouvernement doit parvenir à, vêtir, nourrir, loger, éduquer et soigner l'homme centrafricain. Et nous croyons que c'est possible. Cela n'est pas une utopie. Il suffit d'une volonté politique. Et nous sommes convaincus que le président FAT a cette volonté. Il lui suffit juste de descendre dans l'arène entouré des personnes compétentes pour créer le centrafricain nouveau et le Centrafrique nouveau. Si cela est difficile à réaliser alors laisser la place aux audacieux... En 2017 Le Centrafrique sera une destination prisée. Alors, le rendez vous du renouveau est pris. Mr le Président serez vous absent? Mon peuple, seras tu absent ? Non, je ne crois pas

 

par Richy Ricard

Tag(s) : #OPINION

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