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Table ronde de Bruxelles, 17 novembre 2016.

Table ronde de Bruxelles, 17 novembre 2016.

       Le jour J arrive enfin pour les impatients qui veulent se rendre à cette fameuse Table ronde de Bruxelles, 17 novembre 2016.

       L’opinion extérieure ne manque pas d’affiche ses doutes (cf. Jeune Afrique) quant à l’issue et même l’inutilité de ces moyens financiers qui risquent d’être octroyer à ce pays qui tentent de sortir de 56 ans de marasme et de conflits persistants.

Pourquoi des fonds pour la RCA, dit-on ?

        Les auteurs de ce journal suscité utilisent des termes ahurissants, abracadabra-tesques, insultants en faisant allusion à la situation politico-économique catastrophique du territoire centrafricain ; chose qui n’a pas besoin d’être rendue plus confuse qu’elle ne l’est pourtant, lorsqu’ils  disent :

-« kleptomanie» - là où chacun a vu la razzia des ex-Séléka, puis les rackets depuis que ces rebelles étrangers  ont envahi le pays ;

- « confiscation des richesses par » une oligarchie – là où constate que la corruption est galopante partout en Afrique, mais les effets en RCA ont accentué ses faiblesses endémique ;

-« violence armes de fonds de commerce » =là où l’on sait que des rebelles puissamment armés terrorisent et contrôlent  des provinces; provoquant l’exode des populations fuyant leurs exactions.

      Les notions d’institutions étatiques, de lois, d’impunités semblent échapper à certains auteurs de ce journal indiqué : l’ordre étatique et l’ordre des bandits semblent se  confondre chez certains.  Bref ! 

       A croire qu’ils le font exprès ou pour soutenir leurs amis qui sont forcément les ennemis de la Centrafrique.

L’invasion étrangère de 2012/2013 qui plombe l’avenir du pays : destruction et pillage aggravé

       Toujours en train de parfaire et recompter ses effectifs, les ex-Séléka veulent toujours en découdre avec les paisibles Centrafricains. Armés lourdement,  le processus du désarment avancé (DDR) n’intéresse pas ces rebelles étrangers violents. Ils cherchent fiévreusement, à s’établir durement dans le paysage, usant des représailles et exactions sur les populations : ils font leurs propres lois de hors-la-loi.  Le pays étant sous embargo, seuls d’autres rebelles locaux, les Anti-Balaka, mal équipés répondent parfois à leurs attaques destiner à conquérir peu à peu le territoire.

        Donc, cette confusion journalistique parait sciemment entretenue, à travers ces visions et termes négatifs. Ainsi, dans les médias, les images de villages brûlés à Kaga-Bandoro, Koui sont accompagnés de textes rappelant l’absence des  ONG ! ou encore, l’arrivée en dernier lieu des « Casques Bleus de la Minusca» laxistes, pour indiquer l’état  de l’insécurité permanente. Alors que la situation dépasse les organismes internationaux : ONG et les Casques Bleus qui ne savent que compter les morts.

       Certains pays qui sont puissants aujourd’hui grâce aux ressources naturelles de nos pays, prélevés gratuitement depuis les colonies (Bois, minerais énergétiques) ne contentent d’appuyer sur le fait que la Centrafrique est «pauvre» et, dénués de richesses, même potentiels !!! Il en est de même de tous ceux pour qui « la situation de délabrement de ce territoire constitue leur fonds de commerce » !

Des «dons» ou de «fonds provenant de Bailleurs »?

      Alors qu’en 1945, la France à bénéficier du « Plan Marshall » pour se relever de la guerre qui n’a duré que 4 ans et causé de dégâts. Mais, aujourd’hui, comme tous «les parvenus» ils viennent insister sur ces pauvres de Centrafrique qui ne méritent que des ONG pour se relever et des Casques Bleus incapables de protéger la population!

      Pour les Africains qui se rendent à cette Table ronde de Bruxelles, il ne s’agit pas de « dons » ou de Plan attribué gratuitement. Ils vont s’adresser à des bailleurs de fonds qui vont exiger des garanties et parler de taxes et d’intérêts !... Ce n’est pas un repas de charité non plus pour que certains tentent de semer la confusion et faire passer les Africains pour des éternels pauvres quémandeurs.

Les Dirigeants Centrafricains doivent avoir « la tête sur les épaules.

     Il les vrai que les comportements répréhensibles d’individus ayant des responsabilités, mais égoïstes, escrocs, dénués de moindre sentiment national ou mieux solidaire, feraient courir des risques insoupçonnés à leurs projets. Or, on sait que dans une équipe, tous ne sont pas forcément bons ou mauvais ; seules quelques brebis galeuses peuvent faire du tort. C’est pourquoi la vigilance de tous sera de mise quelque soit l’implication de chacun.

      La situation étant grave et qu’on n’est pas sortie d’affaire. Les responsables doivent faire montre de sagesse et de prudence.

       Donc inutile de se laisser griser par la quantité de fonds à recevoir. Et ainsi qu’on le sait, en face d’un projet, il fait faire apparaitre le financement pour sa réalisation ; sinon, c’est caduc !

       De plus, la question de système FCFA n’étant toujours pas résolu, on sait que ces les devises que représentent ces fonds vont finalement atterrir à la Banque de France ; et que c’est la France et l’Europe qui vont en bénéficier vraiment !!!

        La destruction engendrée par les récents conflits qui sont venus aggravés une situation antérieure de lente délitement, persiste car les commanditaires des rebelles arabo-musulmans sont puissants sans doute ; certains de ceux-là ont l’habitude de venir en soutien à des groupes rebelles internationaux mêmes. Notons que les troubles au Darfour (région du Darfour) ont duré plusieurs années sans être complètement résolus et que la guerre du Sud-Soudan est récurrente sur plus de trente années. Ces deux entités sont dans la sous régions. Aussi la Centrafrique ne peut pas et ne doit pas se décourager et doit chercher toutes les solutions judicieuses pour ramener le calme et la paix dans le pays.

Finalement,  on dit en Centrafrique : « Allons seulement » ! Ou « Kuè gi laso apè, Kekereke a yékè da» !

 par Anne Nengoa

 

 

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