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ministre de la promotion de la jeunesse, du developpement des sports et du service civique

ministre de la promotion de la jeunesse, du developpement des sports et du service civique

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement
Mesdames et Messieurs  les  Représentants des Institutions Internationales  accréditées  en  RépubliqueCentrafricaine.
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs
Distingués invités en vos rangs et grades, chers jeunes centrafricains.
Excellences, Mesdames et Messieurs, chers jeunes centrafricains


     C’est pour moi l’honneur de prendre la parole à la Réunion de plaidoyers sur la Jeunesse Centrafricaine organisée en marge à la Table Ronde de Bruxelles du 17 Novembre 2016.
Ce jour est pour nous et la jeunesse centrafricaine toute entière un moment historique pour réfléchir et analyser ensemble les facteurs de vulnérabilités de la jeunesse aux crises récurrentes aux fins de trouver des pistes pour sortir définitivement notre pays du gouffre des crises dont la jeunesse est la principale actrice et victime.


     En effet, la République Centrafricaine est confrontée depuis deux décennies à des crises répétitives dont la plus récente date de décembre 2012. Cette crise affecte principalement les jeunes de moins de 0 à 35 ans qui représentent 72% de la population soit 3 700 000 jeunes sur une population d’environ 4 900 000. On estime à plus de 70% les jeunes associés aux forces et groupes armés.


     À la sortie des élections démocratiques, dès la mise en place en place des nouvelles institutions légitime, le gouverne ment a déployer sur le terrain une mission visant à identifier les facteurs de vulnérabilité des jeunes aux crises centrafricaines. Les rapports de cette mission démontre que récentes crises ont eu des répercussions négatives sur la vie des jeunes : les violences basées sur le genre qui ont touché les jeunes filles, l’augmentation du taux de chômage chez les jeunes toutes catégories confondues y compris les jeunes diplômés, le non accès aux services de santé et d’éducation du fait de la destruction et du pillage des formations sanitaires et des établissements scolaires, l’extreme pauvrété.

      En dépit de nombreuses difficultés auxquels les jeunes sont confrontées, poussent certains à s’impliquer dans des actes de violence, il y’a lieu de reconnaitre que nombreux d’entre eux manifestent le désir de se ressaisir pour contribuer au retour de la cohésion sociale et à la paix dans leur localité. A travers les associations, ils sont engagés dans diverses activités portant sur la promotion des droits humains, la santé, l’éducation et la culture, la lutte contre les violences basées sur le genre etc. à travers les activités sportives et culturelles, ils contribuent énormément à rompre l’enclavement  communautaire.  Avec  l’appui  technique  des  media  privés  et  publics,  les  ONG  internationales  et nationales, ces jeunes portent loin les messages axés notamment sur la résolution pacifique des conflits.


       Au  regard  de  ce  qui  précède,  le  défi  majeur  aujourd’hui  est  de  transformer  cette  jeunesse,  fortement déstabilisée par les violences de tout genre, et pauvre à la fois en levier du développement et vecteur de cohésions sociales et de consolidation de la paix. Cette transformation qui permettra aux jeunes de jouir de leurs droits, d’assumer leur responsabilité et d’être la principale force motrice du changement, doit s’effectuer par le biais desprogrammes d’éducation et de formation technique et professionnelle ; de l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive de qualité.


     Dans un Etat fragile comme la République Centrafricaine, les risques de dégradation sociale et sécuritaire sont  multiples  si  les  facteurs  comme  l’extrême  pauvreté,  le  manque  d’opportunités  économiques,  les  besoins spécifiques des groupes vulnérables ne sont pas pris en compte. C’est dans ce sens   que le Président de la République, Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, Chef de l’Etat a souligné dans son discours officiel lors de son investiture à la magistrature suprême de l’Etat d’accroitre la participation des jeunes à vie publique. Car cette jeunesse représente la première ressources du pays en termes de ressources humaines, comme disait l’économiste Jean Bodin :“il n’est de richesse que d’Homme” Cette volonté politique est matérialisée par le Gouvernement que par l’adoption d’un document de politique de la jeunesse et d’une charte de la jeunesse centrafricaine aux fins de faire de la jeunesse centrafricaine le cheval de batail de la consolidation de la paix et du relèvement, ensuite la   mise en place des nouvelles politiques visant accroitre la participation des jeunes et à les rendre autonomes : il s’agit du renforcement des capacités institutionnelles, la promotion de l’entreprenariat inclusif, du volontariat de service civique et du bénévolat associatif en milieu jeune.


     Pour y parvenir le Gouvernement en tenant compte des aspirations des jeunes centrafricains, par le concours des partenaires au Développement a élaboré un Document de  Programme Conjoint d’Urgence Jeunes dont le cout global est de cent milliard de francs CFA pris en compte dans le Document de Stratégie Nationale de Relèvement et de la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine aux fins de tirer définitivement la jeunesse centrafricaine du gouffre En effet, l’accès limité à l’information et aux services de qualité sur la santé sexuelle et reproductive, les problèmes de scolarisation, d’acquisition d’une formation technique et professionnelle de qualité, les opportunités restreintes d’emploi stable et décent, le manque de soutien familial, la consommation abusive de drogue et d'alcool et la parentalité précoce sont autant des facteurs qui non seulement précarisent les conditions de vie des jeunes en Centrafrique, mais augmente aussi le risque de leur implication dans les actes de violences.


     L’élaboration de ce programme quinquennale d’urgence jeunes dont les théories de changement qui sous-tend, reposent sur le fait que l’engagement des jeunes de tout le spectre social, politique, éducatif et économique par la création d’espaces conviviaux pour le dialogue, l’échange et l’interaction permet à ces derniers de réduire le sentiment  de  peur  et  d’insécurité  qui  prévaut  depuis  des  décennies  d’une  part,  et  d’avoir  aussi  le  sentiment d’appartenir  à  un  grand  mouvement  de  changement  social  dont  les  valeurs  sont  la  coexistence  pacifique,  la responsabilité collective et l’autonomisation d’autre part. De même, fournir aux jeunes des possibilités économiques renforçant leur potentiel d’être membres actifs  et positifs de l’amélioration des conditions de vie et du bien-être de leurs communautés à travers le développement de la culture de l’entreprenariat inclusif,  du volontariat de service civique et du bénévolat associatif, les jeunes auront le sentiment d’appartenir à une société des « bâtisseurs » et non des «destructeurs  » aux fins de contribuer efficacement au redéploiement de l’administration, le processus de pacification, de sécurisation du pays et de relèvement de l’économie nationale tel que stipulé dans le document du Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPC).

     L’objectif général du programme est de contribuer au développement des compétences de vie des jeunes femmes et jeunes hommes (en entreprenariat, volontariat de service civique, bénévolat associatif,  Santé et Droits en matière de Sexualité et de la Reproduction, y compris la Planification Familiale, la prévention des IST/VIH et les violences basées sur le genre) afin qu’ils soient capables, motivées et aient les possibilités de participer dans le processus de sécurisation et de pacification, du renforcement de la confiance entre l’Etat et les populations et de la reconstruction économique du pays.


     Les objectifs spécifiques de ce programme visent à :   Renforcer les capacités institutionnelles du Conseil National de la Jeunesse à mobiliser et sensibiliser les jeunes autours des thématiques cibles du projet à savoir.

  •  Assurer la formation pratique et théorique des jeunes désœuvrés et déscolarisés dans les domaines spécifiques   pouvant   offrir   une   possibilité   d’emploi   rapide   (Plomberie   Electricité-froid,   couture,saponification, mécanique, restauration, gardiennage, jardinage ; etc.),
  • Former des jeunes volontaires de service civique à contribuer au redéploiement de l’administration, la gouvernance locale inclusive, la paix, la sécurité, la SSR, l’hygiène et l’assainissement.
  • Offrir l’éducation civique et l’éducation sexuelle complète aux jeunes, en intégrant les aspects de santé (SR, VIH…, d’hygiène), la prévention des violences, la cohésion sociale ;
  • Aider à la prise en charge individuelle des jeunes sélectionnés à l’issue de leur formation ;
  • Initier les jeunes aux techniques de gestion de micro entreprises et/ou de petites unités de production ;
  •  Accompagner, après apprentissage, les jeunes dans leur insertion professionnelles et économique par la mise en réseau des petites entreprises et le développement des coopératives prenant en compte les différentes filières;
  • Octroyer des micro-crédits aux groupements des jeunes pour création des petites entreprises pouvant créer l’emploi et réduire le niveau de la pauvreté.
  • Initier les apprenants aux filières porteuses comme l’Agriculture, Elevage, la pisciculture, les mines, le commerce, l’artisanat, et les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ;
  • Accompagner les jeunes à poursuivre leur cursus scolaire et universitaire interrompue à cause de crise
  • Appuyer la mise en place des politiques fiables pour la formation et l’insertion des jeunes,
  • Appuyer la mise en place d’un fonds d’appui aux activités entrepreneuriales des jeunes
  • Développer un Partenariat Public Privé pour la création des opportunités d’emplois pour les jeunes : GSM, Infrastructures, Banque, l’Enseignement et la Santé
  • Renforcer la participation des jeunes aux instances de décisions et à la vie publique
  • Réduire la propension des jeunes à participer aux activités de violence, de déstabilisation et de terrorisme
  • Augmenter l’utilisation des méthodes de contraception au mieux des jeunes, et contribuer à la réduire propagation du VIH.

      En termes de résultats, nous attendons que les structures des jeunes disposent des capacités et des outils pour promouvoir la cohésion sociale, la paix et prévenir les conflits. Ensuite les jeunes prennent en charge leur propre réinsertion socio-économique, à travers la participation dans des activités économiques alternatives, le renforcement des capacités favorisant l’entreprenariat et d’auto-emploi et la participation dans des activités de cohésion sociale auniveau communautaire. Enfin les jeunes en particulier les jeunes filles disposent des compétences de vie courantes pour faire des choix éclairés en ce qui concerne leur santé sexuelle et reproductive, y compris le VIH/SIDA et la lutte contre la violence basée sur le genre. Ce programme couvrira les 16 préfectures de la RCA, et budgétises à un montant à la hauteur de 100 milliards de francs de CFA. Déjà sur place des multiples initiatives sont mises en place par le Gouvernement avec un soutien flexible des partenaires au développement, le cas par exemple dans le domaine de la Santé Sexuelle et de la Reproduction, y compris la Planification Familial, l’UNFPA, l’OMS, l’UNICEF et l’ONUSIDA ont été actifs dans l’appui aux jeunes à travers leur coopération avec les ministères en charge de la Santé et de Jeunesse ainsi que des ONG ont offert l’information, les conseils et les services, y compris pour le VIH/Sida. Des stratégies de communication pour le changement de comportement (CCC), notamment par l’utilisation de jeunes volontaires centrafricains (JPE) sont menées.

     A Kaga-Bandoro, l’UNFPA a soutenu en décembre 2015 et a favorisé l’accès des filles mères à l’information correcte sur la santé sexuelle et reproductive en vue d’assurer leur protection contre les violences sexuelles et le VIH, et Sida. De son côté l’ONUSIDA dans le cadre du Faststrack et la stratégie 90-90-90, a appuyé l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) en partenariat avec le Centre Culturel Universitaire Catholique (CCU), le Ministère de la Santé et la Coordination Nationale du CNLS pour organiser une campagne de sensibilisation axée sur le conseil et dépistage volontaire du VIH à l’Université de Bangui. L’appui de l’OMS à la jeunesse centrafricaine s’est traduit par : (i) Approvisionnement des structures de santé adaptes aux jeunes des médicaments essentiels ; (ii) la contribution au référencement et à la prise en charge médicale gratuite des maladies courantes pendant 3 à 6 mois, des cas de viol parmi les victimes y compris les jeunes à travers les formations sanitaires et les sites des personnes. Quant à l’UNICEF ses interventions avec ses partenaires dont le CNLS et les Ministères de l’Eduction Nationale et de la Santé ont permis aux jeunes d’acquérir des connaissances et un comportement responsables aux en matière de
santé et de VIH/Sida.


    En matière d’appui au développement de la participation et d’insertion économique des jeunes, l’UNICEF a lancé un programme de compétences de vie courante (CVC) visant les jeunes à travers la création de la plateforme SMS U report pour promouvoir la participation des jeunes et porter haut la voix des jeunes ; l’équipement de 8 maisons des jeunes de kiosques informatiques pour permettre aux enfants des rues et aux élèves dans les 8 arrondissements de Bangui de s’initier à l’informatique et de s’informer sur le VIH et la paix ; et le développement du concept « Sport pour l’avenir » à Bangui, Bambari et Bouar pour promouvoir la paix, la cohésion sociale et la santé. Le PNUD, l’UNFPA, l’UNICEF, le PAM, la MINUSCA, l’OIM et la FAO ont initié depuis 2015 des séries de projets à Bangui,  Bimbo,  Boda,  Yaloké,  Sibut,  Dékoa,  Kaga  –  Bandoro,  Bambari,  Kouango,  Bouar,  Bria  et  Bossangoa (construction d’un Complexe Culturel et Sportif dans le 4eme arrondissement, projet pilote d’appui à la réinsertion
communautaire des groupes armés et jeunes à risques, projet conjoint d’appui à la réduction de la vulnérabilité des Adolescents et Jeunes, projet de stabilisation communautaire financé par l’Union Européenne) en vue de mobiliser et d’organiser les jeunes en réseaux communautaires d’actions civiques pour la relance économique, la promotion de la
santé sexuelle et de la reproduction et la prévention du VIH/SIDA, et la participation à la cohésion sociale et la consolidation de la paix.

    Dans le cadre de son appui au processus électoral en République Centrafricaine, le PNUD et l’ONU Femmes ont conçu pour la ville de Bangui et les provinces douze (12) posters géants, cinq cents (500) afficheset produit des spots radio-télévisés en Français et en Sango pour sensibiliser et engager les jeunes filles en âge de voter à exercer leur droit citoyen et apporter leur contribution à la naissance d’institutions légitimes qui amèneraient la paix, la réconciliation et des opportunités pour un bel avenir des jeunes.

     Le BIT a démarré une étude sur la politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle. Ce document sera un cadre fédérateur du gouvernement en matière d’emploi pour le pays. A cela un programme phare est en train d’être élaboré. En  matière  de  protection  l’UNHCR  soutient  les  comités  de  veille,  de  surveillance  et  d’autoprotection communautaires dans l’Ouham Pende, la Nana Gribizi, la Nana Mambere, la Mambere Kadei, la Kemo, l’Ouham et la Ouaka en vue de prévenir les incidents de la violence basée sur le genre. Des ONG nationales et internationales soutiennent également des activités en faveur des jeunes.

       Ainsi les associations de jeunes mènent des activités avec leur soutien en particulier dans les domaines du sport et de la culture,  de  la  cohésion  sociale,  de  l’éducation  et  les  droits  de  l’homme,  de  l’insertion  socioéconomique  du développement. En matière de SSR, y compris la lutte contre le VIH/Sida diverses associations et organisations sont actives, surtout en matière de Communication pour le Changement de Comportement (CCC), et moins en termes d’offre de services cliniques (sauf ACABEF et le CISJEU). Notre seul souci actuel c’est de mobiliser davantage de ressources supplémentaire aux fins de capitaliser et de rendre plus éfficaces et éfficientes, visibles et crédibles les réalisations actuelles en faveur de la jeunesse centrafricaine.


       Ainsi je lance un vibrant appel à la solidarité internationale à l’endroit de nos bailleurs ici présent de tendre la main à la jeunesse centrafricaine vulnérable et meurtrie par les affres de guère, et au gouvernement centrafricain assis comme une mère veuves entourée des enfants désespérément attachés à un avenir incertains. C’est sur ce point que je mette un terme à mes propos. Que Dieu bénisse la Jeunesse Centrafricaine, que Dieu Bénisse la République Centrafricaine.


Je vous remercie.

 sango ti Kodro depuis Bruxelles

Tag(s) : #Bruxelles

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