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RCA : AFIN QUE PLUS PERSONNE NE S’ATTACHE AU POUVOIR POUR NE RIEN FAIRE ET TOUT LAISSER FAIRE

       En Centrafrique ces derniers jours, il n’a été question que de morts, personnes brûlées ou tuées par balles. Et c’est donc au sujet de tous ces martyrs, qu’il nous fallait orienter les débats et interpeller les principaux dirigeants de la République. À juste titre et en servant la cause du peuple.

      Dans leurs discours et déclarations, les autorités au pouvoir, n’ont pas, une fois de plus, manqué l’occasion de prendre des engagements et de faire des promesses qu’il leurs appartient désormais de tenir, et aux Centrafricains d’y veiller scrupuleusement, même si un Conseiller du Président de l’assemblée nationale a cru devoir écrire les lignes que voici:

    «D’aucuns vont jusqu’à espérer que l’Assemblée puisse se substituer carrément à l’exécutif. À la vérité, le rôle des institutions sont bien définis par la Constitution du 26 mars 2016. Il ne saurait y avoir de confusion au risque de créer d’autres crises ».

       Que je sache, la Constitution dont nous parlons, aurait-elle prévu par hasard que le rôle des Centrafricains est de mourir brûlés, tués par des crapules ou assassinés en plein jour par la MINUSCA ? C’est de citoyens, enfants de ce pays morts, victimes de la barbarie humaine dont nous parlons ici Monsieur le Conseiller. Alors, que l’on veuille bien nous épargner certaines considérations qui n’ont pas lieu d’être. Sous prétexte d’instruire le peuple, qu’on n’aille pas non plus, essayer, en passant par des voies détournées, chercher des excuses plutôt inopportunes et pour le coup, indécentes.

      La seule disposition constitutionnelle qui surpasse toutes les autres, est et demeure, celle qui garantit la vie à tout Centrafricain. Aujourd’hui, plus que jamais, il appartient au pouvoir exécutif et au pouvoir législatif, autrement dit, toutes ces personnalités à qui le peuple a bien voulu faire confiance en leur donnant mandat de le protéger et de la représenter, de faire en sorte d’arriver à la fois et par tous les moyens, à imposer la sécurité et ramener la paix. Ici et maintenant, là et partout, sous peine –qu’importe les rôles constitutionnels des uns et des autres – d’avoir à répondre solidairement devant le peuple meurtri. Tout le reste, n’est que querelle de clocher.

      De haute lutte, les Centrafricains ont dans leur grande majorité, réussi à mettre fin à une transition qui n’en finissait pas de languir, et ainsi, ils ont gagné le droit d’organiser des élections qui se sont avérées plus proches de la réussite que de l’échec. Ces consultations, à mon avis, n’étaient rien moins qu’un test pour la démocratie. Celle-ci est à vivre au quotidien. Et dans cet exercice permanent, l’Etat détient une très grande part de responsabilité, notamment, en ce qui concerne l’éducation, la formation, l’information, le bien-être des populations, et par- dessus tout, par les temps qui courent, la protection des citoyens.

       Les autorités dirigeantes au pouvoir aujourd’hui, ne cessent de le marteler, la priorité des priorités reste encore et toujours la sécurité. Or ce « refrain non oublié» n’est pas de date récente. De surcroit, ces autorités, se trouvent être les mêmes personnes qui depuis des années, n’ont cessé de slalomer dans les allées du pouvoir, et donc, connaissent parfaitement toutes les difficultés de la Centrafrique et des Centrafricains, difficultés autour desquelles, tous d’ailleurs, ils avaient entre autres déroulé leur campagne électorale et juré la main sur le cœur, de trouver rapidement des solutions et de vraies.

      Cela étant, devrions-nous croire à présent, que toutes les promesses que l’on nous avait servies, que tous les engagements pris devant le peuple, profession de foi en main, n’avaient que valeur de propagande ? Pourquoi alors, maintenant au pied du mur et truelle en mains, jouer à se surprendre de l’énormité de la tâche et du coup, tenter de trouver des raisons et des excuses, au fait de ne RIEN FAIRE, et pire, de TOUT LAISSER FAIRE ?

     Le peuple avait beaucoup souffert, et cela, les anciens candidats maintenant au pouvoir le savaient bien avant de s’engager;

     Le peuple était pressé de sortir des privations et autres restrictions, pour en finir avec la galère de tous les jours. Les anciens candidats maintenant au pouvoir ont promis faire des miracles ;

     Le peuple demandait la fin des tueries, le départ des envahisseurs, des mesures de consolidation de l’unité et de protection à tous les niveaux. Or depuis qu’ils sont installés sur leur trône de gloire, nous notons ceci :

     On nous a dit qu’il fallait attendre les 100 premiers du pouvoir. Nous n’avons rien vu venir. Nous avons voulu ouvrir la bouche pour parler à la fin du premier trimestre, on nous a convaincu, que trois mois c’est peu pour juger valablement de l’action d’un gouvernement ;
Plus de six mois passés, et le Président de la République lui-même demande qu’on lui laisse encore le temps -jusqu’au deuxième mandat? – , et prétend qu’il suit un rythme.


      De quel rythme s’agit-il ? Celui du nombre de personnes tuées par jour ou par semaine ou alors celui de la Séléka qui attend impatiemment de partager en deux son « gâteau de territoire » ?

    Qu’on se le dise, les Centrafricains ne sont pas allés aux élections, pour toujours continuer à se soumettre aux exécutions de masse, en attendant la partition définitive de leur pays.

    Et si, une fois de plus, c’est pour NE RIEN FAIRE ou TOUT LAISSER FAIRE, chers dirigeants, au lieu de vous accrocher au pouvoir, commencez dès maintenant à faire vos affaires.

     Mais nous voulons continuer à vous croire et à vous faire confiance, car nous sommes conVaincus que vous pouvez encore mieux faire !

Dieu bénisse la RCA.

GJK-Guy José KOSSA

 

Tag(s) : #OPINION

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