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- DE DJOTODIA, N’GUENDET A SAMBA PANZA


Michel DJOTODIA s’installa à la tête du pays, le 24 Mars 2013 par un coup d’Etat. Puis réélu par acclamation par le CNT, le 14 Avril 2013. Réinvestît conformément à la charte constitutionnelle; le 18 Aout 2013. Il renomma TIANGAYE comme premier ministre. L’installation de ce nouveau régime à la tête du pays, s’annonça très mal dès le début, suite à des pillages, viols, voles, braquages à répétition orchestrés par la Séléka, animée d’un esprit de vengeance rotative que subissent les musulmans en Centrafrique qui finit par toucher toute l’étendue du territoire. Créant l’insécurité totale après plusieurs séries d’exactions commises par la séléka majoritairement musulmane originaire du Nord-est de la RCA, du soudan et du Tchad. Celles-ci ont soulevé les colères des non-musulmans qui se constituaient en groupe d’auto défense antibalaka au niveau des arrières pays. Soutenus par les hommes politiques et ayant lancé une attaque sur Bangui, le 5 Décembre 2013. Cette attaque a soulevé la répression de la séléka qui par confusion totale réplique sur la population civile à Bangui. Du fait que les antis balaka s’habillaient aussi en tenue civile. Plus de 1000 morts ont été enregistrées. Or bien avant c’était le 4 décembre dans la matinée que le Premier Ministre Nicolas TIANGAYE a reçu plusieurs menaces de la part des Généraux de la Séléka, lorsqu’il était appelé d’aller à une base de la séléka, située à côté de la gendarmerie, pour visiter des musulmans gravement blessés par les antibalaka en provinces et c’est bel et bien dans la même journée qu’il ait quitté Bangui pour le Sommet France Afrique reçu par François Hollande.


L’attaque de Bangui du 5 décembre 2013 qui a fait environ 1000 morts estimés par croix rouge, a pris une mauvaise tournée sur le régime de Djotodia. Après le déploiement de l’opération SANGARIS qui en vraie, veux dire (Service d’Amplification et de Normalisation de la Guerre d’Accaparement des Ressources et d’Investigation du Sous-sol centrafricain), à Bangui le 8 Décembre et qui a lancé le désarmement des milices, en commençant par les Séléka et les musulmans détenteurs d’armes, pour les antis balaka « pas tout de suite » réagissait un élément de l’opération sangaris aux responsables des antis balaka.


Une courte opération prévue par la France avec confiance devient une longue opération. D’autre part la passivité de l’opération sangaris à désarmer les antis balaka, toujours déterminés de reprendre un assaut sur Bangui, amplifie la situation par des règlements de compte avec la communauté musulmane prise comme cible. Des biens pillés, plusieurs cas d’agressions et des actes de lynchages ont été enregistrés. La situation en RCA s’étend vers le pire. Djotodia déclare à la presse : « je ne suis pas Dieu, je suis un homme comme vous ». Et sous la pression de la France et des Chefs d’Etat de la CEEAC, Michel DJOTODIA Démissionne, le 10 Janvier 2014. F. Hollande déclare : « on ne peut pas laisser à la tête d’un pays un homme qui ne peut pas faire et qui se laisse faire ».


L’échec de Djotodia : la reconduite de ceux qui ont fait chuter ses prédécesseurs à des postes clés, la défaillance notoire au cantonnement et la maitrise des séléka, pillages et exactions abusées, des menaces d’attaque et de retour à l’ordre constitutionnel par les partisans du régime déchus, tel que le cas de distribution des tracts revendiquant une ville morte du 5 au 12 juillet 2013, les cas d’incitation de la population civile et des éléments de la Force Armée Centrafricaine contre le régime en place ayant suscité la répression des séléka au pouvoir sur ces derniers, la pression diplomatique internationale.


La cour constitutionnelle constatait une vacance de pouvoir, Alexandre NGUENDET, le président du CNT assumait l’intérim jusqu’à l’élection d’une nouvelle Présidente Catherine SAMBA PANZA, le 20 janvier 2013. Malgré tous des milliers de musulmans ont fuis les villes de l’Ouest et du Sud pour le Nord de la RCA et le Tchad, et les milices Séléka se retirent vers le Nord-est de la RCA et se tournent la tête vers l’axe Bangui. Une cinquantaine de véhicules ont pris Sibut et se repliaient en brousse sous le joug de la mission internationale à Sibut qui n’agissait pas afin de les désarmer. L’un des généraux séléka Arda dans une interview sur RFI déclarait qu’ils risquent de passer au plan B qui est la partition du pays. A Bangui la pression des antis balaka sur les musulmans conduit le Général de l’opération Sangaris a déclaré sur les ondes que les antis balaka sont des ennemis de la paix en Centrafrique.


Livrés à leurs propres sorts, les musulmans centrafricains sont contraints de fuir le pays, s’ils veulent survivre. Un nettoyage ethnico-religieux est en cours dans le pays, ciblant les musulmans. A tout cela, s’ajoute un déplacement massif de la population musulmane. Des musulmans centrafricains, ont préféré se défendre plutôt que de fuir leurs terres et leurs biens.


Ils ont pour cela formé un nouveau groupe d’auto-défense. Il a pour objectif de se défendre face aux attaques des milices antibalaka (Non musulmane).


L’Organisation de la Résistance Islamique (ORMC) comprend environ 5000 membres bien équipés. Selon l’ex-ministre du tourisme, Abakar Sabone, qui avait annoncé sa création, cette organisation a été bâtie sur « les ruines » de l’ex-Séléka qui avait auparavant, en 2013, renversé le Président François Bozizé. Toujours selon l’ancien Ministre du Tourisme, l’organisation est en réalité une coalition de trois mouvements : l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement, le parti de l’ancien Président Michel Djotodia, le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice et l’Organisation de la Jeunesse Islamique. Cette organisation résulte des atrocités commises par les antibalaka (exécutions, lynchages, sur les musulmans), mais aussi de la passivité des forces internationales qui ont regardé les musulmans se faire massacrer sans pour autant agir.


Après les visites successives de François Hollande, à l’autre tour c’est le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies Ban Ki Moon qui s’est rendu à Bangui, constatant cette crise Centrafricaine et sollicite d’urgence l’envoi des casques bleus dans une opération de maintien de la paix sous l’égide de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). Bangui comme en province la population déplore l’absence de la souveraineté de l’Etat centrafricain dont une équipe des jeunes s’est révoltée au monument des Martyrs pour réclamer la sécurité du peuple centrafricain. Puis après Bangui en Générale s’amplifie d’une émeute après le carnage de l’église de Fatima, dénonçant l’échec de l’opération sangaris et de la Mission Internationale de Sécurité en Centrafrique (MISCA). Les manifestants demandaient la démission du Gouvernement d’André Nzapayéké.

Source : wabeafrikaezingocentrafrique2009

Tag(s) : #OPINION

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